qu'au moins une pancarte invite à se laisser descendre, par
un
sentier bien entretenu, jusqu'au village qu'il serait dommage de
manquer de visiter.


La gare, comme souvent sur

ces lignes abandonnées,


se trouvait excentrée.

La Piste traverse 
l'emprise
UTM
: 31 T 415467 4763340 
au plus près des bâtiments


pour l'heure


préservés.


La signalétique nouvelle, implantée à
l'entrée de Camon, 

semble appartenir au patrimoine du GR7b.
Au carrefour suivant des pancartes taillées dans le
même bois,
indiquent
Lagarde et Montrel à 6 kilomètres de part et
d'autre d'un poteau.


Bientôt

la piste longe une route,
UTM
: 31 T 415424 4762734


puis la quitte pour s'enfoncer


dans un tunnel


éclairé.


Lorsque la Voie Verte se rapproche à nouveau
du goudron


c'est, cette fois, pour le traverser.


"Tunnel de
l'ancienne voie ferrée"
Montbel 5 km -
Lagarde 7 km
GR 7b


De l'autre côté de la route, à hauteur
d'une "Maisonnette",

la piste retrouve son itinéraire
protégé


et balisé.
Barthe Gelade.
Camon : 2 km -
Montbel: 5 km
GR7b
Nous changeons de région :


adieu Midi-Pyrénées, bonjour


Languedoc-Roussillon.


Au lieu de nous approcher de Mirepoix,
la Piste
désormais nous en éloigne
légèrement, sensation
confirmée par le GPS qui situe notre
objectif à 13 kilomètres, à
vol d'oiseau.


La Voie Verte évite
Sonnac-sur-l'Hers
situé
sur la rive opposée de la rivière.


"Le village étant dépourvu de gare
ferroviaire,
les sonnacois se rendaient alors à la gare voisine
de
Chalabre pour le transport des marchandises et des personnes.
Au cœur de Sonnac, sur la place ronde, se dresse une église du
XVIIème devant laquelle une fontaine est
aménagée.
Sur ses hauteurs en direction de Corbières, la chapelle du hameau de
Roubichoux a été reconstruite par
une équipe de bénévoles
passionnés à la fin des années 1990.
Saint-André de Rabichoux remonte au XIème
siècle.


Plusieurs
éléments permettent cette datation : la partie
extérieure de l'abside de type roman, l'appareillage des
pierres et le
décrochement de la sacristie.
Plus surprenant, l'église est bâtie
sur les vestiges encore visibles de murs carolingiens (vers l'an 800).
Pendant les travaux de restauration, les deux dalles du seuil du
préau
de l'église ont révélé des
écritures et dessins anciens qui gardent
encore leur secret.

Chaque été, Saint-André
revit et accueille à ses pieds des vendanges à
l'ancienne. Aujourd'hui, des vergers
(pommiers) s'étendent sur les rives de l'Hers.


Sous le château de Falgas,


un interrupteur invite à éclairer

un tunnel en courbe


qui oriente l'itinéraire dans l'axe de Chalabre,
notre prochaine étape.

Le percement
du tunnel fut achevé en 1900.
Un pont s'offre
à nous faire traverser


l'Hers


afin de nous permettre
d'atteindre
Chalabre.
Construite à la confluence de trois rivières :
l'Hers, le
Blau et le Chalabreil, Chalabre est la capitale du Quercorb. "Quer" :
rocher et "corb" : corbeau ou courbe correspond au pays du
Chalabrais. 
Au
XIIIème siècle, le territoire se voit
exempté d'impôt et prend le nom
de "Terre Privilégiée". En 1279, la ville est
détruite par une crue du
Blau suite à la rupture du barrage de Puivert. Une fois
reconstruite,
elle prend la forme d'une bastide au XIVème
siècle, s'articulant en
quatre Cours, autour de la halle aux grains centrale. Un circuit de
plaques historiques permet aujourd'hui de découvrir le
centre du
village. 
Dès la
fin du XIXème siècle, Chalabre s'industrialise.
Ses
usines habillent "de la tête aux pieds" :
des chapeaux "Garrouste" aux
souliers des établissements "Canat". La voie
ferrée est étroitement
associée à cet essor industriel jusqu'au
développement du transport
routier et au déclin des années 1970. Le
château de Chalabre, domaine
de la famille de Mauléon-Narbonne, s'est agrandi au cours
des XIIIème,
XVème et XIIIème siècles.
Aujourd'hui, il revit en parc de loisirs historique et participatif,
proposant des ateliers et animations sur le thème du
Moyen-Âge et de la
chevalerie.
Gare de Chalabre