Le premier
juillet 1999, par chance, le secrétaire de mon club et
collègue des Cent Cols, Jean-Paul
Faure, ignorait l'existence du Col de Caumilles
à proximité des cols
d'Amiel et de Mairolles, sinon
il en aurait rajouté l'épreuve de la
conquête aux jantes céramiques de mon beau
vélo tout neuf !
Déjà
les choses avaient mal commencé pour elles...
... Aujourd'hui,
10 ans plus tard, les lieux semblent attendre Jean-Paul ; un
abri a été
construit et le ciel barbouillé de brumes matinales pour
l’isoler de son ennemi
Phœbus.
… Aujourd’hui, 10 ans plus tard, c'est moi qui
revient, équipé cette fois
en conséquence.
Je
quitte à nouveau le goudron
au col d'Amiel. Côté
panneaux ! dit le GPS, peu enclin à aller
se perdre en sens opposé vers le col de Matte Redonde
déjà franchi en 1999 et
donc pas au "programme" du jour.
Côté
panneaux, la piste du col
de Mairolles, s’est
adapté pour rien aux jantes céramiques de feu mon
vélo de route, raccourci entre
temps par un automobiliste distrait.
Malgré ses bonnes attentions, j'abandonne la piste
principale à
l'endroit prévu où un
chemin s'élève à main droite.
Je m'attendais à
trouver là un sentier. C'est mieux. S'il le faut, il y aura
la place pour marcher à côté du
vélo.
UTM : 31 T
475026 4756593
560
mètres à parcourir, à vol
d'oiseau. Guère plus, vraisemblablement. Sur le papier,
l'itinéraire semble direct.
Il
est probable qu'un vététiste ne mettrait pas pied
à terre.
Devant
Google Earth, je me
suis interrogé sur la nature de cette trouée
transversale. Coupe feu ou chemin
?
C'est un chemin. A gauche, il rejoint la piste du col de
Mairolles.
Devant
l'ultime pente, vététiste
et simple usager d’un VTT, se retrouvent à user
les souliers.
Finalement,
au vu de la brièveté de l'effort, Jean-Paul
m'eût entraîné jadis au Col de Caumilles,
après avoir râlé, je lui en
aurais su gré, même si le passage n'a rien
d'exceptionnel pour qui ne poursuit
pas sur l'autre versant.