Bez-et-Esparon se situe à 80 kilomètres de mon
domicile. A vol d'oiseau.
Par la route, le GPS en compte 152. En dédommagement
l'appareil
m'amène à passer devant la mairie où
se dessine la
seule place de stationnement disponible du village.
UTM :31 T 542526 4868958
Tout
à côté, la route d'Esparon
UTM :31 T 542255 4868947
prend son envol.
La traversée du hameau de La Boissière donne
à penser qu'on se trouve en rase campagne.
Eh
bien non ! Il faut encore pédaler pour quitter
l'agglomération.
La pose des panneaux ne laisse pas d'étonner. En sens
inverse,
l'entrée de Bez-et-Esparon est indiquée 150
mètres plus haut que la sortie.
Quelle vitesse maximum suis-je en droit d'atteindre entre les deux ? Dans
le doute, je modère mon allure !
Grâce
à une série de lacets
la
prise
d'altitude
affecte
peu les mollets encore froids.
Bez
n'est plus qu'une tache blanche dans le paysage
lorsque
se devine le
Col d'Esparon.
Pour
franchir la passe, il reste à atteindre un carrefour
orné
d'une croix de pierre,
puis
à parcourir quelques mètres en faux-plat
descendant, à main gauche.
04-MAI-11 9:59:37
Col d'Esparon
UTM :31 T 543636 4869468
J'ai
appris à me méfier, en Catalogne espagnole,
des jolies pancartes qui balisent des itinéraires
touristiques servis clé en
main. Certes, ils mènent - du moins je l'espère -
aux endroits indiqués, mais
par des enchaînements de détours aussi instructifs
qu'épuisants.
Ici, dans les Cévennes, j'ignore ce que peut
réserver le
parcours panneauté
vers le col de Mouzoules. Le bon sens de la carte m'entraîne
à ne pas suivre celui de la flèche jaune
plantée
à l'intersection, mais plutôt
celui
de la flèche rouge du GPS qui pointe au
nord-ouest,
Ce
matin encore, la météo prédisait un
ciel
entièrement dégagé
par
un vent fort, défavorable.
La
première épingle trouve à me
délivrer d'aucun zéphyr.
Pas
le plus petit souffle, pas la moindre brise ne
s'est encore manifestée. En revanche de nombreux nuages
contrarient le rayonnement
solaire.
A
l’ombre, la température reste toutefois
supportable.
J'accepte,
d'autant plus à
contre-cœur, de jouer à cache-cache avec le soleil
que
l'entrée dans la forêt domaniale de l'Aigoual
ravive en moi
le
souvenir des 200 kilomètres (sur 212), du BCMF de l'Aigoual,
effectué un 15 juillet 2001 sous la pluie.
La
température flirtait ce jour-là avec les
7°. J'en frissonne encore.
L'excellente piste
monte
régulièrement
comme
le font
toutes
les vraies routes et
les vrais chemins de vraies montagnes.
Ces voies respectent leurs
usagers autant que le relief. Arriver au sommet reste pour elles une
priorité qui n'exclue
pas des zig-zag. La pente s'en trouve
mieux répartie tout comme la prise au vent.
Vent qui désormais vient au secours de la
réputation des prévisionnistes. Par endroit
seulement. En bourrasques, uniquement.
Le
19 avril 1742
des Huguenots,
assemblés pour célébrer leur culte,
furent surpris en ce "désert". Pour
rester fidèles à leur foi
Ils ont vaillamment souffert le martyre
les hommes aux galères,
les femmes à la Tour de Constance.
Honneur à leur mémoire.
Leurs fils pieux et reconnaissants. 19
avril 1942
L'emprunt
de la route d'Aumessas
demande à être rendu
à
hauteur d'un panneau Col de Mouzoules... probablement
égaré là par un employé
distrait de la DDE.
Quelqu'un, faut l'espérer, le retrouvera un jour pour la
planter au col.
A
première vue, le col des Portes ouvre sur pas
grand chose ; il faudrait connaître l'histoire du lieu pour
se faire une idée
de l'importance qu'il a pu avoir. Ou pas.
C'est
plus loin,
sur la gauche, qu'un semblant de porte,
ouvre
sur un sentier recommandé
aux vététistes.
Les GR 66 et 71 s'engouffrent seuls dans cet important raccourci
mentionné sur la carte.
Quelqu'un a vu là le Col des Portes et a
affiché son nom. Les
panneaux en général, et ceux de cols en
particulier, ont la
fâcheuse tendance, dans la région, à
pousser un peu
n'importe où !
Je
préfère suivre la piste totalement cyclable,
cimentée
même sur de longues portions.
Elle
longe une immense étendue
herbeuse
protégée
des malfaisants par un chapelet de rochers
et
aussi
par
un panneau d'interdiction aux véhicules motorisés.
L'accès
à la Baraque du Pialot semble soumis aux mêmes
restrictions d'accès.
Peu m'importe, je roule en VTT et oblique avant, à
360°
bien
à propos, l'opportunité de remettre les roues
dans le droit chemin. Chemin conseillé aux chevaux et
fléché « Lac des
Pises ».
Les VTT sont, eux, invités à rouler en sens
opposé.
Sur
un chemin dégradé davantage par le principe de
précaution que par le climat,
La
piste rejoint un col géographique sur le
versant opposé d'un mamelon inconnu.
04-MAI-11 14:23:39 L'ensellement
exhibe une borne rayée d'un
trait rouge, identique à celle du Grand Pas.
Je trouve étonnant que ce lieu de réel passage
ait traversé les siècles sans se
trouver un nom. Géoportail se contente de lui attribuer une
altitude de 1333
mètres, inférieure à celle de son
pendant. Sans plus d'imagination, on
aurait pu le baptiser Le Petit Pas.
UTM : 31
T 540231 4875774
Col des
Pises.
Mais où se trouve exactement le col ? Le
GPS, sur instruction du Chauvot informatisé, dit,
à une
vingtaine de mètres de là, dans la prairie. Mes
yeux approuvent
contrairement
à la signalétique du Parc National
des Cévennes qui voit d'un mauvais oeil qu'un
cycliste aille dans cette direction pour
y camper avec son chien.
Comme
dit un collègue : il y a la lettre et il y a
l'esprit.
Quel esprit faut-il faire jouer là ?
Celui de la règle du jeu des Cent Cols ? Ou celui de la
réglementation du Parc ?
Google
Earth s'en lave les mains dans l'eau du lac
des Pises. Pour lui, le basculement d'altitude se fait pile-poil au
rocher, au
niveau de la pancarte.
La
carte enfin consultée me fait prendre conscience que la
belle piste rejointe in-extremis
avant le col des Pises, est celle qui aurait dû m'amener
là.
Elle me ramènera !
Ainsi j'aurai
décrit
une boucle dans la boucle.
Je
retrouve, comme de bien entendu, l'embranchement du mauvais chemin
emprunté à
l'aller,
Au départ de Vernes, le
départ du sentier ne manque pas de visibilité.
Arrigas 1,9 km Serre des Aires, 0,7 km Montlouvier 4,5 km Les Vernèdes
1,7 km Aumessas 1,2 km
UTM :31 T 539673 4871638
Une pancarte plus ancienne cite même le
Col de l'Homme Mort.
Certes il y possible de s'y rendre par là, puisque j'en
viens.
Du Col de Villaret à Bez-et-Espardon, j'ai
envisagé
divers itinéraires de jonction adaptés aux cas
où je serais pressé par le temps
qui passe, par le temps qu'il fait, par la fatigue ou poussé
par la curiosité.
Jusqu'à présent j'ai opté pour les
options courtes en distance mais longues en
durée.
Et j'entends continuer dans cette voie
UTM :31 T 539557 4871284
sur le PR qui permet de rallier Aumessas
en ligne droite tortueuse.
Le
sentier n'est absolument pas cyclable... pour
moi. Est-il même marchable… pour ma
cheville ?
Le supplice prend fin
aux abords
d'Aumessas.
UTM :31 T 540167 4870931
Un dernier raccourci
UTM :31 T 540182 4870880
longeant un cimetière
me dépose à Campestret
à 800 mètres du cœur
du village.
UTM :31 T 540099 4870594
A droite la D232
quitte définitivement
la commune d'Aumessas.
C'est par la D 999
empruntée en direction du Vigan
UTM :31 T 539799 4869456
que je parviens à Arre
où j'offre à ma
curiosité un léger détours sur une
ancienne voie ferrée que je soupçonne,
à tort, d'avoir été reconvertie en
Piste Verte.
De retour à Bez,
j'apprends que le Conseil
Général réalise pour
1 300 000 euros, une
voie cyclable baptisée La "Promenade du Viaduc".
Je le disais bien que ça sentait la piste verte dans le coin
!
04-MAI-11 18:40:35
18 heures 40, bien sonnées, il est
temps de rentrer.
J'aime quand une chasse aux cols peut être
exécutée en boucle. Mis à part
deux sauts de puce pour aller chercher le Pas du Loup et le
Grand Pas, la randonnée n'est jamais revenue sur ses pas.